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  • : Le Groupement d'Intérêt Public "pour la santé, contre la violence en Picardie" et de ses membres ont pour mission de "concevoir et coordonner des actions visant à prévenir les phénomènes agressifs, de repérer les victimes et limiter les conséquences sanitaires et sociales de la violence", en Picardie.
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Violence & Santé

Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 08:19
          





Le Centre de Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles de Picardie (C.R.I.A.V.S. de Picardie) organise sa première journée d'étude le :

 

MARDI 15 DECEMBRE 2009 de 9 H à 18 H

au Centre Socioculturel  - 51 rue Wenceslas Coutellier - 60600 CLERMONT

 

Programme prévisionnel de la journée :

 

9 H

 

Accueil

9 H 30

Allocution de Monsieur  Lionel OLLIVIER, Maire de CLERMONT

et  de Madame  Geneviève MAHARI, Directeur du CHI de CLERMONT.

Présentation du GCS – C.R.I.A.V.S.  de Picardie par Monsieur  Bernard SAVIN, Psychologue

10 H

Intervention du Docteur  Evry ARCHER, Psychiatre : Historique de l’expertise

11 H

Pause

11 H 30

Intervention d’un Médecin psychiatre et d’un procureur (sous réserve)

12 H 30

Déjeuner libre

14 H

Intervention de Madame  Caroline LEGENDRE, Psychologue clinicienne 

et de Monsieur  Serge PORTELLI, Magistrat, vice-Président du TGI de Paris 

« Le juge et l’expert : vérité judiciaire et vérité psychique »

15 H

Intervention de Madame  Christine CONDAMIN, Expert psychologue près la cour d'appel de Douai

« Expertise psychologique et proposition de soins. Trauma précoce, sentiment d’inexistence et recours à l’acte chez le pédophile ».

16 H

Pause

16 H 15

Intervention du Docteur  Daniel ZAGURY, Psychiatre des Hôpitaux

« Fondement d’une clinique du viol »

17 H 15

Clôture de la journée.

 

 

Pour tout renseignement et demande d'inscription, vous pouvez contacter le C.R.I.A.V.S. de Picardie

* par téléphone au  : 03.22.53.47.55 ou par mail criavs-picardie@ch-pinel.fr

 

ou nous retourner le bulletin d'inscription, ci-dessous,

* par mail  criavs-picardie@ch-pinel.fr ou par courrier à l'adresse suivante : C.R.I.A.V.S. de Picardie - Centre Hospitalier Philippe PINEL

                                                                                                                                  Route de Paris  - 80044 AMIENS CEDEX 1

 

"  ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

BULLETIN D'INSCRIPTION :

 

JOURNEE D'ETUDE

SUR LE THEME

EXPERTISE PSY DES AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 

 

Mme - Mlle - Mr (NOM – PRENOM)  :

 

Fonction :

 

Adresse  :

 

Tél. :                                                                                                                             E-mail :

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 L'inscription à cette journée étant gratuite, le nombre de places  est  limité .

 Aussi  nous vous invitons, dès à présent, à vous inscrire.

 

 

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 14:17
 


Voilà sept ans déjà que face à l'ampleur du problème de la violence sous toutes ses formes rencontré par la société française, le Centre Hospitalier de Beauvais (CHB) s'est engagé dans la prévention et la prise en charge des victimes.

 

Dès 2001, il s'est  agi pour le CHB de mettre en lumière et de coordonner beaucoup d'actions déjà existantes pour prévenir la violence, et d'associer à la démarche l'ensemble du personnel dont chacun des membres pouvait être concerné.

 

De la violence conjugale à la maltraitance envers les personnes âgées ou handicapées en passant par la violence faite aux femmes, la maltraitance envers les enfants, la violence routière et même la violence envers le personnel hospitalier, tous les champs d'approches étaient réputés dignes d'intérêt. 

Aussi, une réponse collective est vite apparue indispensable.


 

Partant de cette observation panoramique et conformément aux recommandations d'une circulaire du 22 octobre 2001 relative à l'accueil en urgence des victimes de violences conjugales, un groupe d'appui contre les violences a vu le jour en 2002.

 

Composé de représentants de services particulièrement impliqués dans ce domaine, ce groupe a dès son origine rassemblé les secteurs d'urgences adultes et pédiatriques, de gynécologie obstétrique, le service de réanimation, le département de gérontologie, la formation continue, la médecine du travail, la crèche du personnel, le service social, la direction des services de soins et médico-techniques, la direction des ressources humaines, la direction générale.

 

Ont aussi été très tôt associés à la réflexion les professionnels du planning familial, la déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité, ainsi qu'une juriste des associations Entraide et du Centre d'Information sur les Droits des femmes et des Familles (C.I.D.F.F).

 

Tous s'étant déclarés engagés pour améliorer la situation au plan local, une série d'axes de travail prioritaires a été définie à partir desquels des actions concrètes ont pu être réalisées sur la base d'un état des lieux de la prise en charge au CHB des victimes de violences.

   

S'en sont suivis en mars 2002 la mise en place d'un dispositif de sensibilisation du personnel hospitalier par le biais d'articles itératifs dans le journal « L'Oreille interne », des formations et des conférences ciblées, puis début 2003 la création d'un poste de psychologue spécifiquement affectée à l'accompagnement individualisé des victimes pour prévenir les séquelles psycho-traumatiques.

Le CHB s'est peu à peu inscrit dans un réseau de partenaires locaux axé sur la prévention des violences conjugales et de la maltraitance à enfants (autorités judiciaires - Parquet , police, gendarmerie, Conseil Général de l'Oise, associations de défense des victimes).

 

Ensemble, ils se sont donnés pour mission d'élaborer des protocoles de signalement et des fiches réflexes d'accompagnement qu'il faut   aujourd'hui encore rendre opérationnels sur le terrain hospitalier.  

Une salle d'autopsie a été installée dans l'hôpital.

 

Courant 2003, a été créée au CHB une unité médico-judiciaire (U.M.J.) positionnée dans la structure des urgences. La salle d’autopsie existant par ailleurs est malheureusement parfois utilisée pour les victimes de violences.

 

A ce jour, l’activité de l’U.M.J. allant croissant, le CHB vient d’établir une convention inter-hospitalière avec le Centre Hospitalier de Creil pour mettre en adéquation son offre de soins à l’égard des victimes adultes mais aussi des mineurs.

 

Dr. Daniel VALET, médecin légiste au CH de Beauvais. Le Dr Daniel Valet, médecin anesthésiste-réanimateur et actuel président de la Commission Médicale d’Etablissement, a pu jusqu’à présent faire profiter le CHB de ses compétences de médecin légiste.


La collaboration avec le
Dr José Schwarz, l’un de ses homologues creillois, permettra de répondre encore mieux aux besoins en matière de victimologie.

 

Par ailleurs, en vertu d’un protocole baptisé AMIV (Accueil Mineur Victime), l’hôpital de Beauvais travaille actuellement à un projet de création d’une unité hospitalière d’accueil réservée aux mineurs victimes d’agressions physiques ou sexuelles, en s’inspirant de celle existant déjà au Centre Hospitalier de Creil.

 

Le mardi 25 novembre 2008, Journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le CHB a organisé un Point Information ouvert à tout public et baptisé « Femmes face à la violence ».

 

L’objectif était de délivrer une information claire et la plus complète possible sur les aides sociales, psychologiques et juridiques existant sur le plan local voire départemental, en faveur des femmes victimes de violences.

 

Des professionnels hospitaliers, des juristes de l’association Entraide – Aide aux victimes et médiation pénale – siégeant au Tribunal de Beauvais et du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (C.I.D.F.) ont prêté leur concours à cette réalisation.

 

Au fil du temps, des rencontres de concertation multidisciplinaire se poursuivent. Périodiquement, le groupe d’appui contre les violences réunit ses membres au sein du CHB.

 

L’objectif à ce jour consiste à consolider le partenariat extra-hospitalier ainsi créé pour apporter à la population du grand Beauvaisis des réponses toujours plus efficaces aux besoins émergeant face  la violence.   

 

Le CHB a en outre l’opportunité de s’inscrire dans une dynamique régionale instaurée en Picardie.

Le projet développé dans le cadre du Groupement d’Intérêt Public (GIP) « Pour la santé contre la violence en Picardie »,  lui permet de concevoir des actions entrant encore plus pleinement dans la démarche visant à limiter les conséquences sanitaires et sociales de la violence sur l’ensemble du territoire régional.  

 

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 10:30

" Le bilan annuel de la criminalité et de la délinquance enregistrées par les services de police et les unités de gendarmerie est la première publication de l'OND portant sur des faits commis en 2008. Elle ouvre un cycle de publication qui ne sera complet que lors de la parution en novembre 2009 du rapport annuel de l'OND intégrant les principaux enseignements de l'enquête nationale de victimation qui donnera alors tout son sens à l'analyse des phénomènes en se basant sur des sources diverses et complémentaires. "



Retrouver le document en ligne ICI.


Retrouver l'Observatoire Nationale de la Délinquance ICI.  

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 14:14

L'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (A.N.E.S.M.) a été constituée sous la forme d'un groupement d'intérêt public (G.I.P.) afin que les acteurs du secteur, au travers de leurs fédérations, soient directement associés aux travaux de l'Agence et à sa politique. 

L’objectif de la recommandation consiste à contribuer à la définition des principes fondamentaux de la bientraitance au regard des situations spécifiques des usagers concernés. Il s’agit ainsi d’éclairer à la fois la pratique quotidienne des professionnels et la culture de l’établissement ou du service auquel ils appartiennent.


Elle publie des recommandations de bonne pratique concernant la bientraitance. Vous retrouverez ces recommandations ici : La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre

 

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 18:10


Voici l'annonce et le programme d'une matinée médico-légale au Centre Hospitalier de Compiègne.

Cette séance se déroulera le samedi 18 octobre 2008, de 9 h à 12 h 30.

La thématique sera la balistique sous tous ses angles, avec l'apport de l'imagerie tri-dimensionnelle, avec la présence en seconde partie, M. LAURENT, expert en balistique près la C.A. de Reims.

Vous trouverez le programme ICI.

Merci pour ceux qui seraient intéressés de signaler leur venue par
courriel .

Une attestation de présence sera remise aux participants.

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 19:29



Cette nouvelle campagne du Ministère de la Santé souligne les dangers sanitaires et sociaux des comportements d'alcoolisation massive. L'alcool est souvent présenté comme festif et amusant. Faire réfléchir les jeunes aux risques liés à leur mode de consommation (accidents, comportements violents et agressions, rapports sexuels non protégés ou non souhaités, comas éthyliques). L'alcool désinhibe et favorise le passage à l'acte violent.

En 2006, une étude suisse réalisée auprès de jeunes âgés de 13 à 17 ans montre que 20% des adolescents ayant une consommation d'alcool à risque sont les plus exposés à la violence physique :  25 % des garçons sont les auteurs de 50 à 60 % des actes de violence et sont les victimes dans 40 à 50 % des cas. 15 % des filles sont victimes de 40 à 50 % des violences commises et responsables de 30 à 40 % des violences subies.

Sur le plan de la violence routière, 21,8 % des conducteurs âgés de 18 à 24 ans impliqués dans des accidents de la route mortels présentaient une alcoolémie illégale. (ESCAPAD, OFDT, Mai 2007) Les accidents dont le conducteur est sous l'emprise de l'alcool occasionnent 34,4 % des tués et 20,5 % des blessés hospitalisés âgés de 18 à 24 ans.


Retrouver la campagne nationale sur le site : www.boiretrop.fr.

Source : Ministère de la Santé


Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 10:20

La Maison des Sciences de l'Homme (MSH) Paris Nord et Maison des Sciences de l'Homme (MSH) de Montpellier organisent un Séminaire conjoint sur le thème "Comprendre et analyser la violence verbale".


Prochaine séance Jeudi 25 septembre 2008 de 10 h 30 à 13 h 30 à la MSH Paris Nord - Violence verbale et éthologie : neurosciences et comportement

- Invitée : Cécile Bauvois

- Discutante : Béatrice Fracchiolla, sciences du langage, université Paris 8, Syled-Paris 3 et MSH Paris Nord.

Entrée libre

Contact :
Claudine Moïse
Plus d'info

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 09:52

L'ensemble des rapports réalisés sur la thématique "violence & santé" souligne le manque de données chiffrées.

L'enquête nationale sur les violences sexuelles envers les femmes en France (Enveff), menée en 2000, avait déjà étudié l'ampleur des violences envers les femmes.  

L'enquête Contexte de la sexualité en France (CSF) menée en 2006, a notamment étudié les déclarations de violences sexuelles qui ont ainsi doublé.

Nathalie Bajos (INSERM) et Michel Bozon (INED) nous en expliquent les raisons, qui tiennent principalement à ce que
ces violences sont de moins en moins tues.

L'enquête CSF a été réalisée par téléphone auprès d'un échantillon sélectionné par tirage au sort de aléatoire de 6.824 femmes et 5.540 hommes âgés de 18 à 69 ans.
Au total, L'enquête Contexte de la sexualité en France (CSF) de 2006 a demandé aux personnes interrogées si elles avaient subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives au cours de leur vie, comme cela avait étudié dans le cadre de l'étude Enveff. D'une enquête à l'autre, les déclarations d'agressions sexuelles ont doublé, 16% des femmes et 5 % des hommes déclarant en 2006 avoir subi des rapport forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie. L'augmentation des déclarations ne provient pas d'une fréquence accrue des agressions, mais d'une plus grande propension à rapporter des événements de violence dans une enquête scientifique,
liée à l'abaissement du seuil de rejet des violences.
Cependant 46 % des femmes et 62 % des hommes ayant subi l'un de ces actes disent n'en avoir parlé à personne.

Nathalie Bajos et Michel Bozon publient les résultats de leur travail dans la revue Populations & sociétés de l'INED.

Cet article est téléchargeable ICI.

Sommaire :
- Des événements fréquents dont on parle peu
- Un recul du silence sur certains types de violences
- Un rejet des violences plus affirmé, mais sans augmentation du recours à la justice

 




Chaque nouvelle étude publiée souligne l'ampleur du phénomène de violence. Dans ce dernier travail 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives. L'impact sur la santé n'est évidemment pas à négliger notamment sur le plan de la santé mentale. Avec un telle prévalence, les violences et leurs conséquences sanitaires et sociales, n'ont strictement rien à envier à d'autres "grandes causes de santé publique" puisque selon les données disponibles, et sans vouloir faire d'estimation scientifiquement critiquable, le nombre de personnes concernées en France s'éléve de toute évidence à plusieurs millions.
La proportion de personnes n'ayant jamais parlé de cet épisode à personne, invite a poursuivre les projets en direction des professionnels et personnes relais suceptibles de faire émerger la parole des victimes et de leur proposer un soutien.

Le Groupement d'intérêt public "pour la santé, contre la violence en Picardie", par ses actions, se doit notamment de sensibiliser l'ensemble des acteurs à cette problématique complexe des violences, pour qu'elle puisse être considérée comme une "priorité".

Maxime GIGNON,
Directeur du GIP-SVP.

 

 

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 14:11

La Société Française de Médecine Légale organise le samedi 7 juin sa 6ème journée nationale de formation médicale continue.

Cette journée se dréoulera à la Faculté de Médecine - Université Paris V, Amphithéâtre Binet, 45 rue des Saints Pères, 75006 Paris.

Télécharger le programme ICI.




Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 12:09

Les services de médecine légale sont des lieux de passage incontournables pour les victimes de violences qui souhaitent initier une démarche judiciaire. A l'occasion de la consultation médicale, un certificat descriptif est rédigé et une incapacité totale de travail est fixée.
Face au faible nombre d'études disponibles concernant les victimes de violences, l'équipe de l'unite de médecine légale du Pr. CHARIOT de l'hôpital Jean Verdier (APHP) à Bondy (93) a mené une étude descriptives concernant les situations de violence et leurs conséquences médicales. Cet article présente les situations de violence rapportées par les personnes victimes après dépôt de plainte auprès des services de police ou de gendarmerie, en Seine-Saint-Denis.


L’incapacité totale de travail chez les victimes de violences en Seine-Saint-Denis, France, 2006
Total incapacity to work in victims of violent acts in Seine-Saint-Denis, France, 2006

Menouar Tedlaouti, Cyril Boraud, Samia Benmakroha, Meziane Addouche, Abdelhalim Boughida, Patrick Chariot
Urgences médico-judiciaires, Unité de médecine légale, Hôpital Jean-Verdier (APHP), Bondy, France

Résumé
Introduction – Les études descriptives concernant les situations de violence et leurs conséquences médicales sont peu nombreuses en France. Cet article présente les situations de violence rapportées par les personnes victimes après dépôt de plainte auprès des services de police ou de gendarmerie, en Seine-Saint-Denis.
Méthodes – Du 1er janvier au 31 décembre 2006, un recueil systématique a été effectué concernant les caractéristiques des victimes et des violences, et les conséquences des violences (durée d’incapacité totale de travail (ITT)).
Résultats – Au total, 9 831 victimes de violences physiques ou psychologiques ont été reçues. Chez les femmes, les violences survenaient le plus souvent à domicile ; l’agresseur était le plus souvent le conjoint ou un inconnu. Chez les hommes, les violences survenaient le plus souvent sur la voie publique ou le lieu de travail ; l’agresseur était le plus souvent inconnu.
Pour les violences volontaires, la durée médiane d’ITT était de trois jours. L’ITT était supérieure à huit jours dans 939 cas (10 %).
Discussion-Conclusion – Les résultats obtenus sont comparables à ceux observés en 2001 dans les Hauts-de-Seine. Seules les personnes ayant porté plainte pour avoir subi des violences figurent dans cette étude. Les informations présentées doivent donc être interprétées avec prudence avant toute conclusion concernant les situations de violence en France.

 

Abstract
Introduction – Descriptive studies on situations of violence and their consequences on health are not frequent in France. Here we study situations of violence reported by victims who filed a complaint to police forces in Seine-Saint-Denis, a suburban area near Paris.
Methods – From 1 January to 31 December 2006, systematic data collection was carried out on the characteristics of victims and acts of violence and their consequences (duration of total incapacity to work).
Results – A total of 9,831 victims of physical or psychological assaults were interviewed. Most women were assaulted at home, either by the spouse or the companion, or by an unknown person. Most men were assaulted in the street or at work, usually by an unknown person. In intentional assaults, median duration of total incapacity to work was three days. The duration of total incapacity to work was over eight days in 939 cases (10%).
Discussion-Conclusion – The results obtained are comparable to those observed in 2001 in the Hauts-de-Seine district. Only people who took legal action for having been victims of acts of violence were surveyed in this study. Data presented should therefore be interpreted with caution, in order to avoid drawing conclusions on situations of violence in France.


Mots clés / Key words
Violence, plainte, incapacité de travail, médecine légale / Violence, complaint, incapacity to work, legal medicine


L'intégralité de cette étude a été publié dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (InVS) n°19 du 6 mai 2008. Vous pouvez la télécharger gratuitement ici.

Par Maxime GIGNON - Publié dans : Violence & Santé
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